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Women’s Voices Now : Réveiller les Consciences

Soizic Pelladeau

01/08/2013

Women's Voices Now Muslim festival cinéma femmesWomen’s Voices Now (WVN) est une entreprise sociale à but non lucratif qui vise à promouvoir toutes les femmes vivant dans les sociétés à majorité musulmane. À travers l’organisation de festivals de films (et plus récemment, d’expositions et de forums d’écriture), WVN défend les droits des femmes au sein des sociétés à majorité musulmane etconstitue une plateforme de diffusion des films et permet aux réalisateurs et aux activistes de se rencontrer. W4 a interviewé Heidi Basch-Harod, la directrice exécutive de WVN.

 

 

Quand fut fondé WVN et qu’est-ce qui a inspiré sa création ?

 

WVN a été fondé en 2010 et l’idée est venue de Leslie Sacks, un marchand d’art basé à Los Angeles qui promeut les droits des femmes dans les sociétés à majorité musulmane en s’appuyant sur la liberté d’expression. Écouter les femmes, amplifier leur travail et les soutenir peuvent être des outils très efficaces de changement social.

Étant donné que les films peuvent être très influents culturellement et socialement, l’idée de mettre en place un festival de film a rapidement vu le jour.

 

Quand avez-vous rejoint WVN ? Qu’est-ce qui vous a motivée à travailler avec WVN ?

 

Heidi Basch-Harod Women's Voices Now festival cinéma femmes musulmanes

J’ai rejoint WVN en septembre 2012. Avant cela, j’ai obtenu un master en histoire du Moyen-Orient à l’université de Tel-Aviv. J’ai écrit mon mémoire de master sur les femmes kurdes en Turquie et je me suis passionnée pour les droits des femmes dans cette région.C’est comme ça que j’ai rejoint WVN, afin d’aider les femmes et d’essayer de surmonter les obstacles qu’elles rencontrent là-bas.
 

 

Pourquoi est-ce que WVN se concentre particulièrement sur le Moyen-Orient et les sociétés à majorité musulmane ?

 

Les femmes activistes au Moyen-Orient et au sein d’autres sociétés à majorité musulmane font face à d’innombrables défis et difficultés. Mais elles ont aussi une histoire très riche de lutte pour leurs droits. Et pourtant, parce cette histoire est peu connue, les stéréotypes négatifs sur l’Islam et les femmes musulmanes prévalent et se diffusent facilement. Au sein des sociétés à majorité musulmane, il y a beaucoup de diversité et de femmes non musulmanes pour contrebalancer cela, c’est pourquoi WVN vise à valoriser les efforts actifs des femmes pour améliorer leur société dans son ensemble. Ces femmes sont douées, talentueuses et de véritables sources d’inspiration, mais elles ont besoin de plus d’attention et de soutien afin de faire changer les choses.

 

Quels sont les objectifs de WVN ?

 

L’objectif principal de WVN est d’atteindre autant de femmes que possible à travers nos films. Ce n’est pas parce que leur société leur dicte un certain mode de vie qu’elles sont obligées de l’adopter. À Naplouse, Palestine, nous avons projeté le film Thorns and Silk, qui dépeint l’histoire de quatre femmes : une chauffeur de taxi, une policière, une photographe de mariages et une mécanicienne. La réaction des femmes à ce film à été « moi aussi, je veux faire ça ». Nous présentons d’autres rôles sociaux à ces femmes, qui sont souvent nouveaux pour elles, afin de leur montrer qu’elles peuvent choisir leur mode de vie et qu’elles ont le droit de mener leur vie comme elles l’entendent. Mais le problème, c’est que ces femmes quichoisissent de faire les choses différemment sont souvent rejetées par leur communautés. Donc elles ont besoin desolidarité. Nous essayons de la leur apporter à travers la les liens que nous tissons.

 

Comment mesurez-vous l’impact de votre travail ?

 

Alka Sadat lauréate Women's Voices Now Half Value Life

Il est très difficile de mesurer notre impact parce qu’il s’agit destimuler (spark) l’imagination. Mais par exemple, Alka Sadat, qui lauréate de notre premier festival avec Half Value Life, a créé le premier festival de film en Afghanistan cette année grâce à son immense courage et à la confiance en elle qu’elle a acquise en tant que lauréate. Lors du prochain festival, nous demanderons au lauréat de nous indiquer par la suite en quoi le prix reçu a changé leur vie ou facilité leur travail.

 

Pouvez-vous nous présenter votre publication mensuelle ?

 

The WVoice met en lumière un problème, une réussite ou un échec que les femmes dans une société à majorité musulmane connaissent et promeut la volonté de WVN d’instaurer des changements positifs. The WVoice présente également pour chaque problème une organisation qui agit pour y remédier ou pérenniser les solutions. De cette manière, cette organisation gagne en visibilité et en soutiens. Notre but est de lancer des débats sur les obstacles rencontrés par les femmes dans les sociétés à majorité musulmane,de sensibiliser à l’existence de certains problèmes, mais aussi aux solutions trouvées pour y remédier.

 

Quels sont les projets actuels de WVN ?

 

Le prochain festival de film, « Women Bought and Sold, Voices United against the Violence » aura lieu en 2014 à Los Angeles, mais sera accessible en ligne dès août 2013. Il traitera des différentes formes de violences sexuelles contre les femmes : mariages forcés, servitude domestique, esclavage sexuel, trafic sexuel et harcèlement, qui est un problème important à l’heure actuelle. Nous espérons trouver des partenaires afin de diffuser le festival dans plusieurs endroits simultanément. Puis, nous repartirons en tournée au Maroc, en Turquie, en Tunisie, en Israël, en Jordanie et là où nous serons invités.

 

Nous avons un autre projet, Women’s Art Now (WAN). Nous présentons déjà des films à travers notre festival, des articles sur notre blog mais il manque d’autres formes d’art. Grâce à WAN, il sera possible pour des femmes artistes issues de sociétés à majorité musulmane de présenter leurs œuvres, des peintures ou sculptures par exemple. Nous aimerions organiser des expositions en ligne qui incluront une petite présentation des artistes, ce qui les a inspirés etc. Ce sera une autre manière de faire entendre leur voix.

 

À quels obstacles majeurs les femmes des sociétés à majorité musulmane font-elles face selon vous ?

 

Dans beaucoup de pays comme la Turquie, l’Égypte, la Tunisie, le Maroc et la Jordanie, de nombreuses lois en faveur des femmes ont été adoptées, concernant leur statut, le droit du travail ou les congés maternités par exemple, mais très peu de femmes ont connaissance de ces droits si bien qu’elles ne les exercent tout simplement pas. La plupart des femmes n’ont pas accès à ce qui est mis en place pour les aider. C’est un sérieux problème.

 

Une autre problématique que j’ai remarqué pendant notre tournée, notamment au Maroc, c’est qu’il y a beaucoup d’efforts réalisés pour la promotion des femmes, le développement de leurs droits, mais les hommes sont à la traîne. Vous avez des femmes incroyables qui sont émancipées, qui poursuivent leurs rêves mais qui disent aussi qu’elles vont devoir quitter le Maroc ou qu’elles ne se marieront jamais car sinon leur mari les empêchera de faire ce qu’elles veulent et de mener une carrière professionnelle. Cela ne veut pas dire pour autant qu’aucun homme ne soutien la cause des femmes, mais d’après ce que j’ai vu, il est évident que le fossé entre les hommes et les femmes se creuse. Les hommes aussi doivent commencer à prêter attention et à participer à ces évolutions.

 

Pouvez-vous partager un ou plusieursexemples de réussite de WVN ?

 

Chaque fois que WVN se rend au sein d’une communauté que nous essayons d’atteindre et que les femmes se sentent assez à l’aise pour partager leurs peurs, leurs embarras, ce dont elles sont fières et si elles sont inspirées par les films présentés, c’est un succès.

 

Women's Voices Now Global Tour Maroc

D’autre part, dans les sociétés qui ne sont pas à majorité musulmane, si nous parvenons à éduquer les gens sur l’Islam, sur le fait qu’il n’existe pas une seule façon d’être musulman et que lorsque l’on parle de terrorisme et de djihad, il s’agit d’une déformation, c’est aussi un succès. En période de violence et de conflit, nous avons tendance à écouter nos peurs au lieu de voir l’autre comme un être humain. Nous voulons ré-humaniser ces populations au sein de notre société afin de pouvoir travailler ensemble pour trouver des solutions à nos problèmes communs.

 

Quel est le modèle de financement de WVN ?

 

Dans le passé, nous avons bénéficié du soutien de notre famille, nos amis, des entreprises locales et de philanthropes. Actuellement, nous voulons étendre ce cercle à des personnes qui cherchent des moyens de soutenir le mouvement global du droit des femmes.

 

Comment les individus peuvent-ils soutenir votre travail ?

 

En s’abonnant à WVoice, à la newsletter, en regardant nos films, en organisant des projections et à travers des dons, facilement réalisables sur notre site. Vous pouvez aussi aider à trouver des femmes et des communautés avec qui on pourrait travailler. Faites-circuler l’information !

 

 

© Women’s WorldWide Web 2013

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Notre rédactrice en chef

Andrea Ashworth

est écrivain, journaliste et universitaire. Elle a étudié et enseigné à Oxford, Yale et Princeton. Andrea a écrit pour de nombreuses publications, comme Vogue, Granta, The Times, The TLS et The Guardian. Elle est l'auteur d'un bestseller international, La petite fille de Manchester (titre original : "Once in a house on fire") pour lequel elle a reçu un prix. Andrea cherche à sensibiliser l'opinion sur la violence conjugale et à promouvoir l'alphabétisation et l'éducation.

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