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CodeGirls Pakistan : ce n’est que le début pour l’inspirante fondatrice Shamim Rajani

L'équipe éditoriale W4

29/05/2019

 

W4 interview l’inspirante Shamim Rajani, une « women in tech » et modèle de référence qui, à travers son travail pour CodeGirls Pakistan, s’est donnée la mission de créer une nouvelle génération de jeunes femmes révolutionnant le secteur de la technologie !

 

Shamim Rajani - Code Girls Pakistan

 

Qu’est-ce qui a inspiré la création de CodeGirls Pakistan ?

 

Je possède une entreprise de services informatiques au Pakistan depuis quatorze ans. Avec les soixante personnes qui composent mon équipe, nous travaillons sur des applications web et mobiles, et des applications fondées sur l’intelligence artificielle. Un jour, un client avec qui je travaillais depuis dix ans est tombé sur des interviews que j’avais données ; il a appris que je m’étais mariée à l’âge de 17 ans, que j’avais eu une fille et fondé mon entreprise seule. C’est là qu’il m’a dit : « J’aimerais que les filles soient plus nombreuses au Pakistan à pouvoir accomplir ce que vous avez fait. Est-ce possible ? » J’ai répondu ainsi : « Je gère depuis neuf ans la formation de groupes à faible revenu en matière de technologie et connais parfaitement les lacunes du marché. Donc oui, je peux le faire. » Il a instantanément parrainé cent filles pour qu’elles participent au programme.

 

C’est donc de ce client qu’est venue l’inspiration. Je me suis associée avec lui car après tout le soutien que j’avais reçu en démarrant mon activité des années plus tôt, je voulais donner en retour à ma communauté mais ne disposais pas des fonds nécessaires. Il faut savoir que 50% des filles abandonnent l’apprentissage de l’informatique et que je ne peux même pas trouver 10 ou 15% de filles prêtes à travailler dans ce secteur. C’est un immense problème et j’ai souhaité que les Pakistanaises soient plus nombreuses à s’impliquer ; je sais qu’elles en ont le potentiel. Elles sont très intelligentes, organisées, loyales et travailleuses. En tant qu’éducateurs et employeurs au Pakistan, nous avons le devoir de nous concentrer sur ces 49% de la population que sont les femmes car elles sont marginalisées et qu’aucune opportunité d’intégrer le secteur des technologies ne leur est donnée. C’est pourquoi j’ai ciblé des filles défavorisées ou issues de la classe moyenne qui pensaient apprendre à coudre et cuisiner, ou peut-être intégrer une école d’esthétique.

 

Actuellement, le monde des technologies reste quasi exclusivement masculin. Tant et si bien que les femmes et leurs idées sont souvent rejetées. En tant que femme, peu importe que vous ayez une idée brillante, personne ne vous écoute. Je me suis souvent sentie seule face à cette réalité et c’est la raison pour laquelle j’ai voulu améliorer l’inclusion des femmes dans le secteur des technologies.

 

Par ailleurs, à chaque fois que nous avons embauché un employé, femmes et hommes confondus, nous avons dû les former à nouveau ; ce qu’ils avaient appris pendant leurs études ne correspondait pas à la réalité du marché. Pour qu’ils et elles commencent à concevoir des programmes, il fallait compter trois à quatre mois de formation. Pour combler cet écart entre l’école et la réalité du métier, j’ai tenu à engager des développeurs professionnels comme formateurs plutôt que des enseignants. Je ne voulais pas que l’on dise aux filles comment faire mais plutôt qu’on le leur montre. Apprendre avec un manuel est radicalement différent de la pratique et de l’expérience.

 

Notons aussi qu’au Pakistan, pays musulman, l’idée qu’une femme travaille en dehors du foyer représente un gros problème pour certaines familles. Hors, je ne connais aucun autre secteur que celui des technologies avec un tel vivier d’emplois freelance pouvant tirer pleinement profit des TIC. Les femmes peuvent exercer un travail dans la tech en restant chez elles.

 

Code Girls Pakistan

 

Quelle est l’étendue du fossé numérique et technologique entre les sexes au Pakistan ?

 

En 2012, une enquête de P@sha (Pakistan Software Houses Association) révélait que les femmes ne représentaient que 14% des employés dans le secteur technologique. En 2018, une entreprise qui comptait 17% de femmes dans ses effectifs a remporté un prix pour sa politique en matière de diversité. C’est ce que nous avons fait de mieux jusqu’à présent. Le fossé reste donc immense.

 

Vous avez raconté comment vous aviez trouvé un associé qui voulait investir dans votre activité. Est-ce qu’il devient plus facile pour les femmes d’obtenir un soutien financier au Pakistan ?

 

Il faut faire ses preuves, ce n’est pas facile. Mon associé me connaissait depuis dix ans, m’avait vue évoluer depuis mes débuts en solo comme auto-entrepreneuse jusqu’au jour où mon entreprise était devenue prospère et employait des dizaines de salariés. Comme il faisait toujours preuve de respect vis-à-vis de notre culture d’entreprise et qu’il s’en trouvait inspiré, notre relation s’est développée de façon très naturelle.

 

C’est donc la confiance entre cet associé et moi-même qui a permis de lancer le programme. Ensuite, nous avons pu mobiliser l’industrie technologique locale car j’y occupe une position respectée, étant l’une des toutes premières femmes à s’être lancées il y a une vingtaine d’années. Par ailleurs, mon associée Faiza Yousuf, fondatrice de Women in Tech au Pakistan, possède un incroyable réseau de connaissances dans le secteur de la tech qui nous permet d’échanger avec nos interlocuteurs dans un climat de confiance réciproque. Ceci étant, il serait difficile pour une femme novice dans cette industrie de mener un tel projet.

 

Pour illustrer cela, il me vient l’exemple de cette ONG américaine qui voulait profiter de ma présence sur place pour présenter le programme CodeGirls à la communauté et réaliser une grosse campagne de levée de fonds. L’événement s’est passé à merveille, la salle était pleine mais nous n’avons pas atteint notre objectif. Nous étions tous déçus bien sûr mais j’ai dit à l’équipe : « Il fallait s’y attendre, c’est simplement que le public ne me connaît pas ». Les gens sont plus enclins à s’engager et à faire des promesses de dons lorsqu’ils connaissent le destinataire de leur argent.

 

Code Girls Pakistan

 

Quels programmes avez-vous mis en place pour promouvoir la formation en informatique des filles et des femmes ?

 

Le programme actuel dure un an et comporte trois étapes. Comme nous sélectionnons des filles qui n’ont pas d’expérience en codage, nous nous assurons qu’elles ont les bases informatiques leur permettant d’utiliser un ordinateur et Internet. Nous leur faisons donc passer un premier test et les intégrons ensuite à la première phase du programme. A ce stade, nous leur apprenons à concevoir des sites web en HTML, CSS, JavaScript et Jquery. Cela représente une centaine d’heures de formation, auxquelles s’ajoutent six ateliers dédiés à d’autres sujets non technologiques. Je pense que le succès du programme au Pakistan repose en partie sur cette combinaison entre une formation technique en codage et des ateliers qui mettent l’accent sur des sujets transversaux relatifs à l’entrepreneuriat et à la finance, mais aussi sur le savoir-être et autres compétences personnelles utiles aux solopreneurs. Au cours des ateliers dédiés au soloprenariat, les étudiantes acquièrent les fondamentaux pour réussir en tant qu’entrepreneuses ; elles se familiarisent par exemple avec les lois relatives aux ressources humaines, apprennent à utiliser les médias sociaux pour améliorer leur visibilité et à gérer des situations de harcèlement sur leur lieu de travail. Ceci est primordial car beaucoup de femmes appréhendent d’entrer dans ce monde des technologies largement dominé par les hommes.

 

La première phase est suivie d’un projet sur deux semaines au cours duquel les étudiantes conçoivent et mettent en ligne un site web. Elles choisissent ensuite l’un des quatre cours proposés dans le cadre de la deuxième phase : programmation avancée, assurance-qualité des logiciels, WordPress ou conception graphique. Là encore, la formation dure cent heures. Après cela, nous leur proposons deux ateliers sur des sujets non technologiques comme l’exercice d’une activité libérale, la préparation au monde de l’entreprise, la pensée créatrice et la résolution de problèmes. Nous invitons alors des professionnels qui maîtrisent ces sujets à venir partager leur expérience.

 

Au cours de la troisième étape, nous leur donnons tous les conseils et astuces pour réussir comme freelance. Nous leur montrons comment créer leur profil, leur portfolio et leur image de marque, comment prendre intelligemment ces décisions, rédiger des offres convaincantes, estimer les coûts et les retombées d’une action, conserver une clientèle et créer des plans de vente. A l’issue de ces quatre mois, nous attendons qu’elles aient développé un ou deux projets avec un soutien financier avant qu’elles ne puissent finalement se lancer sur le marché du travail.

 

Nos deux premières promotions ont terminé le programme le 1er décembre 2018 et quatre ou cinq entreprises ont proposé aux étudiantes de très bons stages. L’industrie locale soutient beaucoup notre programme mais je sais que de nombreuses étudiantes feront le choix du travail en freelance. C’est pourquoi nous souhaitons absolument les y préparer. Ça ne m’intéresse pas de les former et de les laisser se débrouiller toutes seules ensuite. J’ai mis quinze ans pour arriver là où j’en suis. J’aimerais qu’elles y parviennent en cinq.

 

 

Quels sont les obstacles auxquels votre organisation doit faire face et comment arrivez-vous à les surmonter ?

 

La difficulté majeure est d’assurer le financement du programme que nous avons pu amorcer grâce au soutien financier de notre partenaire américain, United Global Initiative. Ils ont accepté de financer les études de soixante étudiantes et c’est à nous de financer les études des soixante autres filles en mobilisant les acteurs locaux. Pour chaque don que nous recevons localement, United Global Initiative nous envoie un don équivalent. Nous coopérons en continu avec ces acteurs locaux, les informons régulièrement de nos progrès et veillons à les impliquer, à travers des vidéos diffusées en direct sur Facebook par exemple ou bien des événements pendant lesquels nous leur présentons notre travail et les invitons à s’exprimer.  

 

Nous avons toujours besoin de sponsors pour les étudiantes et de fonds pour des ordinateurs. A l’issue de la formation, nous sélectionnons les dix meilleures étudiantes et offrons à chacune un ordinateur portable. Offrir un ordinateur à une étudiante, c’est aussi offrir un ordinateur à toute sa famille ; chaque fille a souvent quatre ou cinq frères et sœurs. Notre programme de formation est gratuit et les étudiantes sont libres d’arrêter quand elles le souhaitent. La perspective de recevoir un ordinateur neuf à la fin du programme motive les étudiantes à poursuivre leurs efforts. Afin d’assurer notre parrainage, nous avons mobilisé les acteurs locaux de la tech et plusieurs communautés aux niveaux local et national.

 

Nous devons également nous faire connaître auprès d’un plus large public. C’est pourquoi nous envisageons d’effectuer un crowdfunding ou une demande de subvention pour l’année prochaine. Je n’imaginais pas que le programme prendrait une telle ampleur. Je pensais former cent femmes en un an mais je me suis retrouvée avec plusieurs centaines d’étudiantes dès la première année. Mes partenaires et moi-même trouvons cette période d’amorçage bénéfique car elle nous permet de mettre en place les différentes étapes du programme mais aussi de nous améliorer et d’évoluer.

 

Shamim Rajani - Code Girls Pakistan

Shamim Rajani, CodeGirls Pakistan

L’autre enjeu délicat du programme repose sur le contenu des cours. Heureusement, comme je suis à la tête d’une entreprise de services informatiques, je sais exactement ce que recherchent les employeurs. Cela nous a tout de suite permis d’élaborer un contenu approprié. Nous l’avons transmis à diverses entreprises du secteur informatique en leur demandant de l’évaluer afin d’être sûrs que nous nous focalisions sur les bons concepts. Nous interrogeons aussi des sociétés spécialisées dans les technologies sur les parcours qu’elles nous conseillent de cibler. Nous voulons être certains que la formation dispensée à nos étudiantes correspondra à des offres d’embauche.

 

Nous collaborons continuellement avec les industries aux niveaux local, national et international. Différentes entreprises ont proposé des stages rémunérés à nos étudiantes de la première promotion dès la fin de la formation. L’idéal serait que nos étudiantes puissent travailler pour des entreprises basées hors du Pakistan depuis leur domicile. La différence de salaire est très importante. Une entreprise pakistanaise paie entre 200 et 300 dollars par mois alors qu’une entreprise américaine offre entre 600 et 700 dollars par mois dès la prise de poste. A cet effet, nous travaillons avec une poignée d’organisations nord-américaines afin de convaincre la communauté des professionnels de la tech de proposer du travail aux femmes pakistanaises.

 

 

Enfin, l’espace dont nous disposons commence à devenir trop petit compte tenu du nombre croissant d’étudiantes. En janvier, nous traitions déjà les admissions pour la session du mois de mai car tout était complet jusque-là. Face à cette forte demande, nous nous préparons à former les enseignants du programme pour qu’ils puissent eux-mêmes le reproduire ailleurs, à Karachi et ailleurs au Pakistan, et toucher d’autres communautés.

 

Code Girls Pakistan

 

Pouvez-vous développer la façon dont votre travail contribue à promouvoir l’émancipation des filles et des femmes au Pakistan ?

 

Aider les filles et les femmes à s’émanciper est effectivement la mission première du programme. On leur donne les clés pour qu’elles soient compétitives sur le marché de l’informatique ; c’est le secteur qui connaît la croissance la plus rapide au niveau mondial. Si nous arrivons à intégrer certaines de ces filles dans la société active, cela permettra d’équilibrer le partage des rôles dans les familles d’une part et, d’autre part, d’améliorer l’économie du pays.

 

Beaucoup des filles que nous accompagnons manquent de confiance en elles. Il est donc important, outre l’apprentissage technique, de leur transmettre des compétences qui ont trait au savoir-être. Nos élèves ont des idées formidables mais ont tendance à se discréditer elles-mêmes, persuadées que leurs idées n’ont aucune valeur. Nous les aidons à gagner en confiance. Ainsi, nous faisons intervenir des experts pour parler avec les filles, essentiellement des intervenantes pour que les filles puissent s’identifier à elles et communiquer aisément. Nous organisons aussi des séances pour les sensibiliser aux droits des femmes et leur apprenons comment réagir en cas de discrimination ou de harcèlement. Nous souhaitons que nos élèves, au contact de ces femmes modèles de réussite, se disent à leur tour : « Je veux m’émanciper comme elles ».

 

La constitution d’un réseau est aussi au coeur du programme. Le premier jour par exemple, je m’assure de rencontrer toutes les filles. Je demande sans leur dire pourquoi : « Combien d’entre vous sont sœurs ou amies ? » Souvent, les sœurs et les amies s’assoient ensemble. Je leur demande alors de se lever et de s’installer à côté des filles qu’elles ne connaissent pas. Je leur dis ensuite : « C’est désormais ici que vous allez vous asseoir. A la fin du cursus, je veux que vous ayez au moins trois nouvelles amies en qui vous pouvez avoir confiance. » Je leur explique que l’intérêt et le succès de ce programme sont en partie liés à l’existence de ces relations. D’ailleurs, j’ai rencontré mon associée locale, Faiza, il y a tout juste deux ans lors d’une séance similaire. J’aimerais que ces jeunes filles, qui ont entre 15 et 25 ans et qui ont toute la vie devant elles, commencent à construire des amitiés durables. Evoluer au sein d’un groupe où règne la confiance leur permet d’être libres, de faire des erreurs et d’en tirer des bénéfices. Elles peuvent aussi apprendre des erreurs que nous avons commises par le passé même si je ne leur souhaite pas d’être confrontées aux difficultés que ma génération a rencontrées.

 

Shamim Rajani - Code Girls Pakistan

 

Quels sont vos projets actuels et comment pouvons-nous soutenir votre travail ?

 

Nous souhaitons étendre l’action de CodeGirls partout au Pakistan à travers des partenariats avec diverses organisations. Pour rendre cela possible, nous avons besoin de personnes et de structures qui soutiennent financièrement le programme et permettent d’en améliorer la visibilité. Une organisation locale basée à Karachi a récemment accepté de parrainer quinze filles par programme. Ce type de soutien continu est essentiel et me permet de me concentrer davantage sur la formation et son contenu.

 

Un autre projet qui me tient particulièrement à coeur est la création d’un programme de réinsertion professionnelle pour les femmes. Nous collaborons avec Women in Tech au Pakistan pour lancer ce programme de réinsertion qui comprend cinq ou six ateliers dédiés aux technologies et au codage ainsi que quatre ou cinq ateliers consacrés aux compétences relationnelles et au savoir-être.

 

Enfin, nous avons l’ambition d’importer au Pakistan les dernières nouveautés technologiques. L’année dernière par exemple, j’ai collaboré avec un organisme basé à Toronto, CryptoChicks, afin d’offrir gratuitement à des étudiants pakistanais une formation à la technologie blockchain. Comme c’est une nouveauté au Pakistan, nous avons décidé de l’ouvrir à la fois aux filles et aux garçons.

 

Nous venons tout juste de commencer et je m’aperçois que le fossé numérique entre les sexes est plus important que je ne l’imaginais. Réduire ce fossé est une mission considérable et une grande responsabilité. Je crois que mon travail contribue à changer la donne mais il y a encore beaucoup à faire.

 

 

Quel autre message souhaitez-vous partager avec nos lecteurs et lectrices ?

 

Nous devons arrêter de traiter les filles différemment des garçons. Si nous souhaitons faire disparaître les comportements misogynes en entreprise, nous devons commencer par redéfinir les valeurs et comportements dans nos propres foyers. En tant que parents, nous ne devrions pas interdire à nos filles l’accès à certains jouets alors que les garçons peuvent jouer, par exemple, avec des kits d’ingénierie.

 

Beaucoup de filles au Pakistan grandissent dans une bulle, avec l’idée qu’elles sont des êtres fragiles, et craignent que cette bulle éclate en les laissant démunies face au monde extérieur. Je dis à chacune : « Sors de ta bulle, de cette cage de verre. C’est le premier pas que tu dois faire pour avancer. »

 

Nous devons laisser les filles et les femmes prendre elles-mêmes les décisions relatives à leur carrière plutôt que de leur imposer des idées. Nous devons aussi éclairer les hommes qui empêchent souvent les femmes d’accéder à des postes dans l’informatique parce qu’ils pensent que les femmes ne sont pas capables de faire le travail. Il est temps de se débarrasser de ces fausses croyances et comportements misogynes pour permettre aux femmes de mener une carrière dans ce secteur.

 

Les femmes accomplissent un travail incroyable. Je suis entourée d’une équipe de soixante personnes avec cinq chefs de projets dont trois femmes. Vous aussi, donnez des opportunités aux femmes et rappelez-leur qu’elles sont intelligentes et compétentes. Ce serait un grand pas en avant.

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Notre rédactrice en chef

Andrea Ashworth

est écrivain, journaliste et universitaire. Elle a étudié et enseigné à Oxford, Yale et Princeton. Andrea a écrit pour de nombreuses publications, comme Vogue, Granta, The Times, The TLS et The Guardian. Elle est l'auteur d'un bestseller international, La petite fille de Manchester (titre original : "Once in a house on fire") pour lequel elle a reçu un prix. Andrea cherche à sensibiliser l'opinion sur la violence conjugale et à promouvoir l'alphabétisation et l'éducation.

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